Une étude pointe un sous dosage de la nouvelle formule — Lévothyrox

16 Juin, 2018, 13:10 | Auteur: Thibaud Popelin
  • Levothyrox : que disent les analyses de la nouvelle formule transmises au juge marseillais

Deux problèmes notables ont été identifiés sur le Levothyrox " nouvelle formule " (NF). Dernier rebondissement en date dans cette affaire qui dure depuis plus d'un an, les résultats d'une étude indépendante menée par une association de malades, dont les résultats laissent perplexes.

Le laboratoire allemand Merck MRCG.DE, qui commercialise le Levothyrox, a dénoncé jeudi les révélations "infondées" de l'Association française des malades de la thyroïde (AFMT) sur la nouvelle formule du médicament pour traiter la thyroïde, à l'origine de nombreuses plaintes pour effets secondaires.

Selon elle, ces analyses montrent que "la teneur en lévothyroxine, seul composant hormonalement utile du médicament, est gravement inférieure aux spécifications en vigueur".

Dans un communiqué, le laboratoire Merck a démenti les accusations de l'association, soulignant que "la substance active utilisée pour Levothyrox nouvelle formule est strictement identique à celle présente dans l'ancienne formule".

Les recherches révèlent également la présence de dextrothyroxine dans le médicament. Ensuite, " la présence, très anormale, de "dextrothyroxine" ", une molécule qui n'a pas d'action hormonale et dont la présence interpelle l'association. Ce produit de synthèse, non commercialisée en France, a été retiré de la vente aux Etats-Unis à cause d'effets secondaires proches de ceux décrits aujourd'hui par certains malades de la thyroïde: crampes, maux de tête, vertiges et perte de cheveux...

Six interpellations dans l'enquête sur un double assassinat — Bastia
Huit personnes avaient également été extraites de prison pour être interrogées. Quilichini avait été tué par balles sur le coup.

L'association a déclaré avoir transmis à la juge d'instruction du pôle santé de Marseille chargée du dossier, ouvert pour "tromperie aggravée, blessures involontaires et mise en danger d'autrui".

L'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) estime pour sa part dans un communiqué qu'il lui est impossible de se prononcer sur la validité des résultats publiés, dans la mesure où ils "ne sont ni détaillés, ni accompagnés d'informations sur le laboratoire ou la méthode utilisée".

"Notre association ne prétend pas, sur une seule étude, disposer d'une preuve indiscutable mais d'un fait nouveau important", a assuré l'AFMT, qui demande aux autorités sanitaires de réaliser d'autres études.

Ces résultats, " s'ils sont confirmés, pourraient constituer un élément, déterminant, d'explication de cette crise " poursuit l'AFMT.

L'ANSM ne s'est pas encore exprimée sur le sujet, et ne souhaite pas commenter "une étude qu'elle n'a pas vue", selon nos confrères de France Info. Dans un communiqué, le laboratoire Merck a quant à lui déclaré que l'étude de l'AFMT était "infondée scientifiquement".

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