Une commande exceptionnelle de trois paquebots — Saint-Nazaire

17 Juin, 2018, 04:59 | Auteur: Basile Toussaint
  • Le ministre de l'Economie français Bruno Le Maire durant la mise à flots du Bellissima à Saint-Nazaire le 14 juin 2018

L'armateur italo-suisse MSC a confirmé le jeudi 14 juin à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) la commande de deux nouveaux paquebots aux chantiers navals STX et annoncé la commande d'un troisième propulsé au Gaz naturel liquéfié (GNL). Les chantiers navals de Saint-Nazaire vont donc faire l'objet d'une nouvelle nationalisation "temporaire" en attendant. STX France fait travailler plus de 8.000 personnes, dont 2.900 salariés. "Je tiens à préciser que j'ai d'abord refusé cette commande par manque de capacité industrielle", a indiqué M. Castaing. Le chantier naval de Saint-Nazaire doit également livrer d'ici à 2022 cinq navires pour son autre client historique, l'armateur américain RCCL.

L'annonce en a été faite sur place par le ministre de l'Économie et des Finances, Bruno Le Maire, à l'occasion d'une triple cérémonie protocolaire: la première avait été organisée pour célébrer la découpe de la première tôle du MSC Meraviglia-Plus II, la seconde pour l'assemblage des pièces du MSC Grandiosa puis enfin la troisième pour la mise à flot du MSC Bellissima. "Première étape, STX retrouve son ancien nom". Il faut que l'État français reprenne possession des parts de STX (la maison-mère sud-coréenne qui en détient 66,6 %, NDLR), temporairement, tant que nous n'avons pas l'accord des autorités de la concurrence " pour le rachat de 50 % du capital par Fincantieri.

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Sergio Aguero a été le marqueur des Argentins à la 19e minute avec une puissante frappe de la surface de réparation. Pour l'Islande , qui jouait son premier match dans un Mondial, c'est évidemment une superbe performance.

Le rachat de STX France par Fincantieri, qui devait initialement être bouclé pour la fin du mois de juin, a en effet été repoussé dans l'attente d'une décision des autorités de la concurrence. Il faisait allusion aux désaccords entre Paris et Rome autour de la politique migratoire.

M. Le Maire s'est voulu rassurant: l'accord "est un accord solide". "J'aurai un entretien dès la semaine prochaine avec mon homologue italien, [Giovanni] Tria, pour lui redire que cet accord est un accord stratégique, qui dépasse les petites irritations du moment, qui passeront", a-t-il dit. Il y a un accord qui (...) doit s'appliquer et nous allons avec mon homologue italien clarifier les choses. Les gouvernements changent, mais les engagements des Etats demeurent.

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