Jusqu’à 30 000 enfants victimes — Dépakine

25 Juin, 2018, 12:36 | Auteur: Thibaud Popelin
  • Les précédentes estimations évoquaient de 2.150 et 4.100 enfants victimes

Jusque là, ces deux organismes n'avaient communiqué que sur les malformations congénitales graves provoquées par la Dépakine et ses dérivés, en estimant qu'entre 2150 et 4100 enfants en avaient été victimes. Toutes les demandes de soins en orthophonie, orthoptie ou psychiatrie, ainsi que tous les diagnostics effectués lors d'une hospitalisation pour troubles envahissants du développement, retard mental, troubles du développement ont été relevés jusqu'au 31 décembre 2016 chez 1,7 million d'enfants nés entre le 1 janvier 2011 et le 31 décembre 2014, dont 8 848 qui avaient été exposésin utero à différents traitements antiépileptiques (dont 991 à l'acide valproïque). Une nouvelle estimation d'une étude de l'Agence du médicament (ANSM) et de l'Assurance maladie-Cnam parle de 16.600 à 30.400 enfants touchés.

Le nouveau rapport prend donc en compte les troubles du neuro-développement (autistiques, retards mentaux, difficultés ou retards de langage...) mais, avertit l'ANSM, les chiffres de malformations déjà connus et ceux des troubles mentaux et du comportement dévoilés ce vendredi ne peuvent être additionnés, car certains enfants peuvent cumuler plusieurs handicaps.

Selon une étude de l'Agence du médicament (ANSM) et de l'Assurance-Maladie (CNAM), publiée vendredi 22 juin 2018, depuis ces cinquante dernières années, entre seize mille et trente mille quatre cents enfants pourraient être atteints de troubles mentaux ou du comportement suite à la prise de Dépakine par leurs mères pendant la grossesse. Ce risque augmente avec la dose puisqu'il apparaît jusqu'à 8 à 10 fois plus élevé parmi les enfants exposés aux doses les plus fortes.

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Par ailleurs, pour parvenir à l'estimation du nombre d'enfants touchés, les auteurs se sont basés sur un pourcentage de risques de 30 à 40 %, déjà établi par de précédentes études. "Ces données montrent que ni le laboratoire, ni les pouvoirs publics n'ont, malgré les alertes, agi suffisamment en amont pour préserver les enfants", tance Alain-Michel Ceretti, président de France Assos Santé. L' Aagence du médicament vient d'annoncer de nouveaux chiffres: entre 16.000 et 30.000 enfants pourraient être atteints. De son côté, l'épidémiologiste Catherine Hill était arrivée à un total possible de 14 000 enfants, un des chiffres retenus par l'association de victimes Apesac selon laquelle le bilan pouvait aller jusqu'à 30 000.

Les chiffres publiés vendredi "ne sont pas une surprise", a réagi l'Apesac dans un communiqué. Elles "reposent sur des hypothèses invérifiables d'exposition au valproate pendant la grossesse, et vont ajouter de la confusion auprès des patients et des professionnels de santé" écrit-il.

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