Jeune tué à Nantes : un millier de personnes réclament "Justice pour Abou"

06 Juillet, 2018, 02:03 | Auteur: Lea Montgomery
  • La police abat un jeune conducteur qui a percuté un agent à Nantes des jeunes se révoltent et brûlent plusieurs bâtiments

Quarante-huit heures après la mort d'Aboubakar F., jeune homme de 22 ans, lors d'un contrôle policier, mardi soir, à Nantes, un millier de personnes se sont rassemblées jeudi, à 18 heures, sur les lieux du drame, où de nombreux bouquets de fleurs ont été déposés. Le procureur de la République de Nantes, Pierre Sennès, a fait savoir qu'une enquête avait été confiée à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), la "police des polices", "afin de préciser la commission des faits et déterminer dans quelles circonstances le policier a été amené à faire usage de son arme".

"Ce n'est qu'à l'issue de cette mesure de garde à vue que le procureur de la République de Nantes sera en mesure de faire connaître sa décision sur les suites à réserver à cette affaire", est-il précisé.

Le jeune homme de 22 ans a refusé d'obtempérer lors d'un contrôle de police. A Garges-lès-Gonesse (Val d'Oise), d'où était originaire le jeune homme, une interpellation a eu lieu dans la nuit après des jets de projectiles sur des policiers et des micro-incendies.

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a lui assuré depuis Marseille que le gouvernement ferait "tout pour apaiser la situation dans la ville et le quartier".

Juan Carlos Osorio, entraîneur du Mexique très en colère
Avant de s'imposer avec une équipe bis face à l'Angleterre (1-0) lors de la troisième rencontre. Ce lundi soir, ils affrontent le Japon à Rostov (20 heures).

Plusieurs dizaines de véhicules ont à nouveau été incendiés dans quatre quartiers dits "sensibles", dont celui du Breil.

Une voiture a aussi été dégradée par un cocktail Molotov dans la cour du commissariat de Saint-Herblain, dans la banlieue de Nantes.

07h30: Dans la matinée des carcasses de voitures encore fumantes étaient visibles, ont précisé les pompiers.

"Ça fait mal, c'est trop, c'est trop je ne comprends pas", lâchait Yamina, la propriétaire du kebab "Délice marocain", choquée en découvrant son commerce et sa voiture brûlés. La sûreté départementale enquête pour sa part sur les violences urbaines. La victime, qui se serait présentée sous une autre identité, était recherchée car elle faisait l'objet, depuis le 15 juin 2018, d'une "fiche de recherche pour l'exécution d'un mandat d'arrêt dans le cadre d'une procédure pour vol en bande organisée et recel". Les policiers s'aperçoivent alors que le véhicule est mis sous surveillance par la police judiciaire de Nantes dans le cadre d'un trafic de stupéfiants: " Le conducteur tente de prendre la fuite en reculant sur un fonctionnaire de police ", " légèrement blessé à la jambe ".

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