Evasion de Redoine Faïd : le pilote de l'hélicoptère témoigne

07 Juillet, 2018, 11:09 | Auteur: Armand Coulomb
  • Après avoir soutenu l'évasion de Redoine Faïd, Béatrice Dalle s'excuse

Après avoir volé à basse altitude, le malheureux est contraint de poser son engin dans la cour d'honneur - la seule non protégée - de la prison de Réau. Libéré, Stéphane Buy avoue être toujours sous le choc. "C'était la deuxième ou troisième fois que je les voyais ", raconte Stéphane Buy.

Dans le concert de réactions indignées suscitées par le post de la comédienne, la mère d'Aurélie Fouquet, la policière municipale de 26 ans qui a été tuée en 2010 par le commando de braqueurs menés par Redoine Faïd, a fait entendre sa voix ce mardi sur Europe 1: " Je lui souhaite [à Béatrice Dalle] de ne pas vivre ce que nous avons vécu, de ne pas perdre dans de telles conditions un être aimé, un être cher, qui vous manquera toute votre vie. "Je suis un instructeur, j'ai 3000 heures de vol" a affirmé Stéphane Buy, qui ne s'est pas encore totalement remis. Deux hommes qui avaient réservé un vol arrivent sur l'aérodrome de Lognes. "Je n'avais pas le choix avec deux colts sur la tête", explique-t-il. Ce pilote chevronné d'hélicoptère - qui a témoigné pour la première fois sur RTL - venait d'accueillir deux hommes pour un baptême, quand ces derniers se sont soudainement montrés violents et menaçants, exigeant du pilote qu'il utilise une Alouette II (un appareil de collection de surcroît) afin de les véhiculer.

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Après avoir atterrit dans un champ, l'hélicoptère accueille "d'autres individus". Stéphane Buy est pilote d'hélicoptère. Dans son échappée belle, le braqueur multirécidiviste, condamné à 25 ans de prison, a été aidé par un commando venu le chercher en hélicoptère et ce alors qu'il était au parloir avec son frère Brahim Faïd.

Selon des extraits de courriels publiés par le Figaro, la Direction interrégionale d'Île-de-France avait averti qu'il existait une "menace sérieuse (de) passage à l'acte" de la part de Redoine Faïd, qui s'était déjà évadé, avec explosifs et prise d'otages, de la maison d'arrêt de Sequedin (Nord) en avril 2013. Buy dit ne pas avoir identifié le braqueur qui "a vraiment été silencieux".

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