L'exposition d'un couple britannique au Novitchok ravive les tensions diplomatiques — EN CONTINU

09 Juillet, 2018, 19:23 | Auteur: Armand Coulomb
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Le Kremlin a assuré jeudi ne pas disposer d'informations sur le nouvel empoisonnement à l'agent innervant Novitchok dans le sud de l'Angleterre, quatre mois après celui d'un ex-agent russe et de sa fille dont la Russie a été jugée responsable par les Occidentaux.

La Première ministre britannique, Theresa May, avait accusé la Russie d'être derrière l'empoisonnement des Skripal, sans toutefois présenter de preuves pour appuyer ses allégations, avant d'expulser 23 diplomates russes du Royaume-Uni.

Après cette découverte du laboratoire militaire de Porton Down, l'enquête a été reprise par la police anti-terroriste.

Le couple a été exposé au poison "après avoir manipulé un objet contaminé", a indiqué jeudi Scotland Yard. Une des hypothèses est que "l'un des deux a ramassé le contenant utilisé pour stocker l'agent neurotoxique utilisé contre les Skripals", a précisé une source gouvernementale.

Ces tests ont déterminé que la substance en cause est le Novitchok, un agent innervant de conception soviétique qui avait été utilisé contre les Skripal.

Ces substances, qui agissent sur le système nerveux, font que les muscles ne sont plus contrôlés, aboutissant à des spasmes, puis à la paralysie et éventuellement à la mort par suffocation ou arrêt cardiaque.

"Ce sera aux scientifiques de déterminer s'il vient du même lot", a ajouté M. Basu.

Andrea Sella, professeur de chimie inorganique à l'université londonienne UCL, n'exclut pas cette éventualité. Puis l'homme, âgé de 45 ans, est tombé malade et les secours ont été appelés vers 14H30 GMT.

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Un de ses amis a affirmé à l'AFP qu'il s'agissait de Charlie Rowley, et qu'il était en couple avec Dawn Sturgess. La police doit maintenant établir si les deux affaires sont liées.

Concernant les victimes d'Amesbury, "la priorité des enquêteurs est désormais de déterminer comment ces deux personnes sont entrées en contact avec l'agent innervant", a souligné Neil Basu.

Plusieurs lieux fréquentés par les victimes vendredi et samedi ont été fermés au public par la police, certains cachés des regards par des barrières opaques, dont une pharmacie, un centre baptiste et un parc de Salisbury.

Le risque pour le grand public est "faible", a insisté la police, mais le caractère en apparence aléatoire de la contamination suscite des inquiétudes auprès des habitants de la ville de Salisbury, qui pensaient avoir tourné la page de l'affaire Skripal.

L'agence de santé publique Public Health England (PHE) a estimé que cet événement ne posait "pas de risque sanitaire significatif pour le grand public".

Le couple était toujours jeudi "dans un état critique" à l'hôpital de Salisbury où avaient été traités les Skripal ainsi que le premier policier à leur être venu en aide, Nick Bailey.

Les deux victimes sont soignées à l'hôpital de district de Salisbury, dans le même établissement où Sergueï Skripal et sa fille ont passé plusieurs semaines dans un état critique avant de se rétablir peu à peu. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, toute reproduction, représentation, modification, traduction, exploitation commerciale ou réutilisation de quelque manière que ce soit est interdite sans l'accord préalable écrit de l'AFP, à l'exception de l'usage non commercial personnel.

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