Au Congrès à Versailles, Emmanuel Macron répond aux critiques

10 Juillet, 2018, 18:14 | Auteur: Basile Toussaint
  • Le président français Emmanuel Macron le 2 juillet 2018 à Nouakchott

" Comme l'année dernière, Emmanuel Macron intervenait lundi 9 juillet à Versailles devant les députés et sénateurs". L'apparat du Congrès n'est-il pas une accroche idéale pour s'en prendre à celui qu'elle qualifie de président des Riches?

Usant de formules destinées à frapper les esprits, Emmanuel Macron a ainsi jeté les bases de la deuxième année de son quinquennat: le même cap, mais une légère inflexion de la méthode. "Il n'y a pas d'un côté une action intérieure et de l'autre une action extérieure, c'est la même action, s'adressant aux Français ou s'adressant au monde, c'est le même message: nous protéger et porter nos valeurs", a soutenu Emmanuel Macron, selon qui "il n'y a pas d'un côté une action économique et de l'autre une action sociale, c'est la même finalité: être plus fort pour pouvoir être plus juste". "Elles ne disparaissent pas en un jour, elles n'ont pas disparu en une année", a estimé le président de la République dans l'introduction de son discours, en ajoutant: "Je sais que je ne peux pas tout, je sais que je ne réussis pas tout".

Fin des pensions de réversion, une "rumeur". "Rien ne changera pour les retraités d'aujourd'hui", a-t-il affirmé, promettant de "refonder un système de retraite, qui viendra progressivement remplacer la quarantaine de systèmes existants".

Révision constitutionnelle, plan pauvreté, islam, retraites. "Dès l'automne, nous clarifierons cette situation en donnant à l'islam un cadre et des règles garantissant qu'il s'exercera partout de manière conforme aux lois de la République".

Stephen Ditko, père de Spider-Man et Doctor Strange, est mort
L'iconique homme-araignée auquel il a contribué à donner la vie a fait sa première apparition en bande dessinée en 1962. D'après CNN, Steve Ditko a été retrouvé inanimé dans son appartement de Manhattan, à New York, le 29 juin dernier.

"Il est mensonger de vouloir défendre les salariés si l'on ne défend pas les entreprises", a ajouté le chef de l'Etat, justifiant les réformes fiscales mises en place depuis un an par la nécessité de renforcer la compétitivité de la France.

Cet Etat Providence nouvelle formule reste à inventer, car l'émancipation si chère au Chef de l'Etat ressemble furieusement à une société construite sur le modèle libéral dont les Français dans leur ensemble ne veulent pas, au nom de la solidarité, même si celle-ci tient parfois de l'assistanat.

Le Premier ministre, Edouard Philippe, présentera "dans quelques semaines de nouvelles décisions permettant de tenir les engagements de baisse des dépenses publiques", a-t-il précisé. "Jamais la France n'acceptera les solutions de facilité que d'aucuns aujourd'hui proposent qui consisteraient à organiser des déportations, à travers l'Europe, pour aller mettre dans je ne sais quel camp, à ses frontières ou en son sein ou ailleurs, les étrangers" non admis en France, a souligné le chef de l'Etat. " C'est un effort jamais achevé et nécessaire de le reformuler sans cesse, tant le tohu-bohu de l'actualité toujours en ébullition risque d'en faire perdre le sens", a dit Emmanuel Macron. Christian Jacob s'est érigé en défenseur des institutions critiquant un président de la République qui "n'a pas vraiment compris que le Parlement n'est pas sa chose".

Concernant l'Europe, Emmanuel Macron a lancé que la véritable frontière en Europe était celle séparant "progressistes" et "nationalistes".

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