Macron annonce "un cadre et des règles" fixés "dès l'automne" — Islam

10 Juillet, 2018, 11:07 | Auteur: Basile Toussaint
  • Philippe Wojazer  Reuters     
             Congrès de Versailles qui sera présent ou absent

Le président du groupe Les Républicains au Sénat, Bruno Retailleau, pourtant bras droit en 2017 d'un François Fillon qui voulait une révolution thatchérienne en France, a estimé après avoir entendu le discours à Versailles qu'Emmanuel Macron n'était "pas au rendez vous de ses promesses". "Elle ne se contentera pas de proposer une politique de redistribution classique, mais une politique d'investissement et d'accompagnement social", a-t-il ajouté.

Pour ce qui est de l'économie, le chef de l'Etat, souvent accusé d'être le "président des riches" a assuré n'aimer "ni les castes, ni les rentes, ni les privilèges".

Ce n'est qu'au bout d'une heure que le président a évoqué sa vision de "l'Europe de demain": "Elle sera nécessairement une Europe des peuples".

La "priorité" est selon Emmanuel Macron de construire "un État providence émancipateur, universel, efficace, responsabilisant, c'est-à-dire couvrant davantage, protégeant mieux, s'appuyant aussi sur les mêmes droits et les mêmes devoirs pour tous".

La fin des sanctions conditionnée à une dénucléarisation totale de Pyongyang
C'est ce qui était convenu lors de la rencontre historique de Singapour, le 12 juin, entre le président américain Donald Trump et Kim Jong-un.

"Faire croire que nous voudrions supprimer les pensions de réversion est une rumeur malsaine, visant à faire peur", a-t-il enfin tenu à dénoncer, alors que la réforme des retraites est prévue dans quelques mois. Le chef de l'État a annoncé "un cadre et des règles" mis en place "dès l'automne" et "garantissant qu'il s'exercera partout de manière conforme aux lois de la République". Il a aussi fait une distinction entre les pratiques de cette religion: "La République n'a aucune raison d'être en difficulté avec l'islam".

"C'est pourquoi nous allons transformer notre système de solidarité pour le rendre tout à la fois plus universel et plus responsabilisant", a précisé le chef de l'Etat, une "philosophie qui sera mise en oeuvre dans la réforme de l'assurance chômage comme dans celle des minima sociaux". "Mais il y a une lecture radicale, agressive de l'islam, dont les principes n'obéissent pas à des mots d'ordre religieux", a affirmé le président de la République. "Rien ne changera pour les retraités d'aujourd'hui", a-t-il affirmé, promettant de "refonder un système de retraite, qui viendra progressivement remplacer la quarantaine de systèmes existants". Fin juin, le gouvernement a annoncé le lancement "d'assises territoriales" destinées à réformer l'organisation de ce culte ainsi que son financement.

"C'est là que se joue la véritable transformation mais aussi la véritable dignité: tout le monde doit être protégé mais chacun a sa part de responsabilité dans la société", a-t-il poursuivi. C'est celui d'une génération", a déclaré le président de la République, indiquant que "de "nouvelles décisions seront prises". "Jamais la France n'acceptera les solutions de facilité que d'aucuns aujourd'hui proposent qui consisteraient à organiser des déportations à travers l'Europe pour aller mettre dans je ne sais quel camp à ses frontières ou en son sein ou ailleurs les étrangers" non admis en France, a-t-il souligné.

Lundi, Emmanuel Macron a encore tenté de répondre à une critique plus persistante, celle de trop concentrer sa politique sur des réformes économiques au détriment du social.

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