Erdogan s'exprime sur les relations bilatérales — Maroc/Turquie

11 Juillet, 2018, 21:36 | Auteur: Lea Montgomery
  • Erdogan nomme ses proches aux postes clés

Le Président Erdogan a prêté serment devant le Parlement, avant de se rendre au mausolée du fondateur de la République turque, Mustafa Kemal Ataturk.

La réélection de Recep Tayyip Erdogan constitue une nouvelle ère pour la Turquie dont la vie politique connaîtra au changement majeur avec le passage du régime parlementaire vers celui du système présidentiel, aux termes d'une révision constitutionnelle adoptée par référendum en avril 2017.

L'accession de M. Erdogan à cette "hyperprésidence" intervient près de deux ans après une tentative de coup d'Etat, le 15 juillet 2016, menée par des militaires factieux et suivie de vastes purges notamment au sein des forces armées, de la police et des administrations, avec l'arrestation ou le limogeage de dizaines de milliers de personnes.

Répondant aux critiques de l'opposition sur l'ampleur de ses pouvoirs, M. Erdogan répète que le nouveau système est un gage d'efficacité pour relever les défis auxquels fait face la Turquie.

Trois nouveaux enfants évacués de la grotte
Mais, malgré un début rapide des recherches, d'importantes précipitations stoppent les premiers secours. Restent encore sous terre quatre enfants, ainsi que leur entraîneur, bloqués depuis le 23 juin.

Ce lundi entrera aussi en vigueur un nouveau système présidentiel dans lequel l'ensemble des pouvoirs exécutifs reviennent au chef d'État.

Son pouvoir est d'autant plus grand, qu'en tant que chef de sa formation politique -AKP-, R.T Erdogan dispose également d'un contrôle total sur la branche législative. "En d'autres mots, la Turquie sera une autocratie institutionnalisée", analyse Marc Pierini chercheur à l'institut Carnegie Europe. Le chef de la diplomatie sortant Mevlut Cavusoglu a été reconduit. Son gendre Berat Albayrak a d'ailleurs été nommé à la tête des Finances.

Les marchés, qui redoutent des pressions de M. Erdogan sur la Banque centrale, semblent avoir mal accueilli cette nomination.

Le nouveau ministre turc des Finances et gendre du président Recep Tayyip Erdogan, Berat Albayrak, a promis mardi de faire baisser l'inflation galopante pour la ramener à un chiffre, dans un message destiné à gagner la confiance des investisseurs. Le technocrate avait par le passé dirigé l'Agence turque de gestion des situations d'urgence (Afad).

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