Otan : Trump bouscule ses alliés avant un sommet qui s'annonce tendu

11 Juillet, 2018, 04:50 | Auteur: Armand Coulomb
  • Environ 1.400 personnes défilent contre Trump à Bruxelles

Il n'a pas hésité à critiquer ses alliés: "Nous avons beaucoup d'alliés". Vont-ils rembourser les États-Unis?

"Personne ne sait ce que va dire le président américain, même ses équipes ne le savent pas", confie un diplomate français à deux jours de la rencontre qui se tiendra dans le QG de l'Alliance atlantique.

Depuis lundi, M. Trump prépare le terrain en enchaînant les messages vindicatifs. "Et en plus de ça, nous dépensons au moins 70% pour l'Otan et franchement ça les aide plus que nous". "Très injuste! ", a-t-il lancé mardi avant son départ pour l'Europe".

"De nouveaux chiffres publiés mardi semblent confirmer l'argumentation du président américain, sept pays seulement - le Royaume-Uni, la Grèce, la Lettonie, l'Estonie, la Pologne, la Lituanie et la Roumanie - devant atteindre en 2018 l'objectif de 2 % du PIB en dehors des États-Unis". "Le partage du fardeau n'est pas équitable", a reconnu mardi le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg.

"Des progrès considérables ont été accomplis, mais le chemin est encore long et il faut redoubler les efforts", a insisté M. Stoltenberg. Et c'est sur ce point-là que le président américain Donald Trump est attendu avec son exigence de voir les autres pays membres respecter l'engagement pris en 2014 de consacrer 2 % de leur PIB aux dépenses de défense d'ici à 2024.

France - Belgique. La Bretagne prête à vibrer [Direct]
Côté belge, la surprise vient de l'identité du remplaçant numérique de Thomas Meunier, qui sera Mousa Dembélé. Le capitaine des Bleus Hugo Lloris gardera bien sûr les cages françaises.

Pendant la campagne présidentielle, Donald Trump s'en prend à l'OTAN, jugée " obsolète " (24 mars 2016), stigmatise les faibles dépenses de défense de ses alliés européens, mais ne mentionne pratiquement pas l'UE, sauf pour stigmatiser ses " leaders faibles " après des attentats (26 décembre 2015).

Quant au risque de chantage à la sécurité auquel le président américain pourrait se livrer à Bruxelles, "c'est déjà la réalité", estime-t-on à Paris, où l'on rappelle le lien établi par Donald Trump entre la sécurité intérieure américaine et la nécessité d'imposer des droits de douane.

"Après le G7, c'est vrai tout le monde attend de voir ce que va faire Donald Trump" et "la succession du sommet de l'Otan et de la rencontre avec Vladimir Poutine augmente encore cette pression", reconnaît-on à l'Elysée.

Peu avant son arrivée, le locataire de la Maison Blanche avait une nouvelle fois déploré, dans un tweet, que de nombreux pays de l'Alliance "ne tiennent pas leurs engagements " en matière de dépenses militaires. Et qui est votre problème stratégique?

M. Trump doit ensuite se rendre vendredi au Royaume-Uni pour rencontrer la première ministre, Theresa May.

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