La République "n'a aucune raison d'être en difficulté avec l'islam" — Macron

12 Juillet, 2018, 18:29 | Auteur: Basile Toussaint
  • Boycott des Insoumis coût... Ce qu'il faut savoir de la deuxième réunion du Congrès par Emmanuel Macron

Le chef de l'État a indiqué qu'il entendait amender la Constitution pour "non seulement (.) écouter mais aussi pour pouvoir répondre" aux parlementaires lors des prochains Congrès, alors qu'il souhaite renouveler l'exercice chaque année. La "priorité de l'année qui vient" sera de "construire l'État providence du XXIe siècle" pour qu'il devienne "émancipateur, universel, efficace" et "responsabilisant". "D'ici la fin de l'année, le premier ministre présentera l'ensemble de ces décisions pour la transformation indispensable de l'action publique", a-t-il insisté. Une situation tendue où, en se montrant humble, conciliant et rassembleur, le Chef de l'Etat n'aura véritablement laissé aucune place à la polémique politicienne si chère à la sphère médiatique.

J'ai pris connaissance de l'allocution du Président de la République devant les deux chambres, Assemblée Nationale et Sénat, réunies en congrès à Versailles. Il n'en a pas été question hier dans le discours d'Emmanuel Macron, alors que ses conséquences peuvent s'avérer bien pires que la crise financière mondiale de 2008, celle qui avait conduit Nicolas Sarkozy à faire usage en premier du droit d'adresse présidentiel aux parlementaires.

La députée Brigitte Bourguignon, qui représente l'aile gauche du parti présidentiel La République en Marche (LREM), a ainsi espéré que le président adopte "une politique sociale qui émancipe" pour sortir d'une "logique essentiellement compassionnelle, qui assigne trop souvent les individus dans les prestations sociales sans perspectives". Pour lui, "une politique pour les entreprises n'est pas une politique pour les riches". "C'est une politique pour toute la nation, une politique pour l'emploi, une politique pour les services publics" et "pour ceux qui restent en marge", a insisté le chef de l'État. "Je n'aime ni les castes, ni les rentes, ni les privilèges, et je crois qu'il existe des réussites qui ne se traduisent pas par l'enrichissement pécuniaire", a-t-il déclaré.

Trois corps découverts sur un bateau dans le port — La Rochelle
Une arme de petit calibre a été trouvée à proximité d'un des corps qui portait un holster à la ceinture. Trois corps ont été retrouvés sur un voilier de 8 mètres, le " Ouf", stationné sur le quai d'escale.

Jusqu'à présent, cette politique peine à convaincre car seuls 29% des Français l'estiment "juste", selon un récent sondage.

Reporté à la rentrée par le gouvernement, le plan pauvreté, sera présenté "en septembre " et mis en œuvre "en 2019", a confirmé Emmanuel Macron, en promettant "un accompagnement réel vers l'activité " pour les personnes "les plus fragiles "."Elle ne se contentera pas de proposer une politique de redistribution classique, mais une politique d'investissement et d'accompagnement social".

Emmanuel Macron a annoncé qu'il recevrait au mois de juillet les 100 premières entreprises françaises pour solliciter leur engagement "en termes d'apprentissage, d'emplois dans les quartiers difficiles ". "Rien ne changera pour les retraités d'aujourd'hui", a affirmé le chef de l'État devant le Congrès, les parlementaires réagissant par des exclamations. Il s'agissait alors d'une rupture avec la rareté organisée de la parole présidentielle, qui n'a plus cours même si M. Macron ne prévoit toujours pas d'intervention le 14 juillet.

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