Donald Trump critique vertement Theresa May — Brexit

13 Juillet, 2018, 15:10 | Auteur: Armand Coulomb
  • Kevin Lamarque  Reuters     
             Les Américains à Londres appelés à

"S'ils font un tel accord, nous traiterions avec l'Union européenne au lieu de traiter avec le Royaume-Uni", a affirmé le président américain au tabloïd The Sun.

Donald Trump a par ailleurs exprimé son regret sur le fait que la Première ministre britannique n'ait pas considéré son avis sur la façon de divorcer avec l'Union européenne.

"S'ils font ça, alors l'accord commercial avec les États-Unis ne se fera probablement pas", a mis en garde Donald Trump dans cet entretien accordé avant son arrivée jeudi après-midi au Royaume-Uni pour une visite officielle, regrettant que Theresa May n'ait pas écouté son conseil de se montrer plus dure dans les négociations avec Bruxelles. A Washington, la porte-parole de la Maison-Blanche, Sarah Sanders, a tenté de minimiser l'impact des déclarations de Donald Trump en assurant que le président américain "aime et respecte beaucoup" Theresa May, puisque, a-t-elle ajouté devant la presse, "il a dit dans son interview qu'elle était 'une très bonne personne' et qu'il n'a jamais rien dit de méchant à son encontre".

Le plan que Theresa May a proposé à Bruxelles prévoit de maintenir des liens étroits avec l'UE à 27, en instaurant une nouvelle "zone de libre-échange " qui reposerait sur un ensemble de règles communes concernant les biens et le secteur agroalimentaire.

Le secrétaire d'État britannique aux Affaires étrangères Alan Duncan a aussi essayé de dédramatiser.

La République "n'a aucune raison d'être en difficulté avec l'islam" — Macron
Jusqu'à présent, cette politique peine à convaincre car seuls 29% des Français l'estiment "juste", selon un récent sondage. Il s'agissait alors d'une rupture avec la rareté organisée de la parole présidentielle, qui n'a plus cours même si M.

Ces propos ont toutefois provoqué dans la matinée une baisse de la livre britannique face à l'euro et au dollar et soulevé l'indignation des politiciens britanniques.

Ils ont hué à pleins poumons quand un hélicoptère a emmené le président américain vers Blenheim, imposante résidence de campagne près d'Oxford, où il participe à un dîner avec Mme May et des représentants du monde économique. "Il n'a pas non plus exclu de rencontrer son " ami " Boris Johnson, partisan d'un Brexit dur, qui a claqué la porte du gouvernement en début de semaine pour protester contre le plan de Theresa May et qui ferait, selon lui, un " grand Premier ministre ".

Outre le commerce, les échanges entre M. Trump et Mme May porteront sur le Proche-Orient, La Corée du Nord et la Russie, alors que le milliardaire s'apprête à rencontrer pour la première fois le président russe Vladimir Poutine lors d'un sommet à Helsinki lundi. "Je ne crois pas que nous devrions recevoir Donald Trump et avoir autant d'égards en vers lui", indique une manifestante.

Ce parcours le tiendra éloigné des manifestations prévues à Londres contre sa venue, qui devraient culminer par un rassemblement de plusieurs dizaines de milliers de personnes à Trafalgar Square pour dénoncer la politique migratoire de Trump, son "sexisme" et son "déni" du changement climatique. Un ballon géant représentant Trump en couche-culotte, dont le déploiement a été autorisé par le maire de Londres Sadiq Khan, flottera aussi dans le ciel près du Parlement.

Quelques heures après son atterrissage à Londres, il a été accueilli par les huées de quelques centaines de personnes devant Winfield House, résidence de l'ambassadeur des Etats-Unis dans Regent's Park, où le couple présidentiel passe sa première nuit.

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