Qui est Beate Zschape, l’insondable néonazie — Procès en Allemagne

13 Juillet, 2018, 10:45 | Auteur: Armand Coulomb
  • L'Allemagne attend le verdict de l'un des plus grands procès de néonazis

Beate Zschäpe, unique survivante d'un groupuscule néonazi, a été condamnée ce mercredi à la réclusion à perpétuité.

Seule survivante d'un trio de néonazis originaires de l'ex-RDA communiste, elle est également soupçonnée d'être impliquée dans deux attentats contre des communautés étrangères et 15 braquages de banque, selon l'acte d'accusation.

Quasi mutique durant les cinq ans qu'ont duré ce procès, Beate Zschäpe avait toutefois rejeté sa responsabilité dans ces meurtres commis dans toute l'Allemagne.

Beate Zschäpe était jugée depuis mai 2013 pour les meurtres de huit Turcs ou personnes d'origine turque, d'un Grec et d'une policière allemande, tués entre 2000 et 2007 dans toute l'Allemagne. Leur cellule néonazie a vécu dans la clandestinité pendant 14 ans. Ils encourent des peines pouvant allant jusqu'à 12 ans d'emprisonnement.

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Jelena Ostapenko (12e) a battu la Slovaque Dominika Cibulkova (33e) en deux manches de 7-5 et 6-4 dans son quart de finale. La première est parvenue à faire tomber Daria Kastakina (6-3, 7-5).

En novembre 2011, Uwe Mundlos et Uwe Böhnhardt avaient été retrouvésdans une caravane, morts par balles, par la police venue les arrêter. Les enquêteurs pensent que ces derniers se sont soit tous deux suicidés, soit que l'un deux a tué son complice avant de retourner l'arme contre lui-même.

Elle a également embarrassé le gouvernement allemand, les meurtriers présumés ayant pu agir pendant des années sans être inquiétés. La chancelière Angela Merkel avait exprimé "la honte" de son pays face à ces crimes. Les meurtres racistes visaient des petits commerçants dans toute l'Allemagne.

Pendant la dizaine d'années d'une enquête très laborieuse, les familles des victimes ont été accusées à tort, et jamais la piste xénophobe n'a, semble-t-il, été explorée sérieusement par les enquêteurs. Présentée par certains médias comme "l'incarnation du mal", cette Allemande de 43 ans à l'allure juvénile a mis deux ans et demi à s'adresser pour la toute première fois au juge. Des documents importants ont également été détruits avant que l'enquête ne soit achevée.

"S'il vous plaît, ne me condamnez pas pour quelque chose que je n'ai ni voulu ni commis", a-t-elle notamment lancé au président du tribunal, Manfred Götzl. A l'époque, le président du Bundestag avait évoqué un "désastre historique sans précédent" et dénoncé "l'échec massif des autorités".

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