Trump conciliant avec Poutine à Helsinki, tollé à Washington

17 Juillet, 2018, 09:34 | Auteur: Armand Coulomb
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Pour corser la rencontre, celle-ci a en outre lieu également trois jours après l'inculpation aux USA de douze agents du renseignement russe pour avoir piraté les ordinateurs du parti démocrate pendant la campagne présidentielle américaine de 2016.

Les propos du président, et son absence de la moindre critique envers la politique du Kremlin, ont soulevé un tollé à Washington, y compris au sein des républicains, alors même que nombre de contentieux assombrissent depuis des années les relations américano-russes.

Une réussite donc pour Donald Trump, qui depuis son élection en 2016 voulait nouer des liens forts avec la Russie.

"Cela me fait très plaisir de vous rencontrer", "le temps est venu de parler de nos relations sur le fond", a déclaré M. Poutine, tandis que M. Trump exprimait l'espoir d'aboutir à "une relation extraordinaire", martelant sa formule préférée: "Bien s'entendre avec la Russie est une bonne chose, pas une mauvaise chose". Nous n'avons pas pu tout déblayer, mais nous avons fait un pas important dans cette direction.

Coupe du monde Paul Pogba crée le malaise en direct sur TF1
Seul problème cette phrase n'a jamais été prononcée par Anne-Claire Coudray, ni même sur TF1. Paul Pogba a alors terminé par un "Au temps pour moi".

"Cette enquête est un désastre (.) qui a eu des conséquences négatives sur les relations des deux premières puissances nucléaires du monde", a lancé M. Trump, le président russe à ses côtés. Parmi les principaux sujets abordés par les deux dirigrants, ont été évoqués la paix en Syrie, la rélexion sur le nucléaire iranien, les soupçons d'ingérence de la Russie sur les élections américaines. Les deux dirigeants ont posé devant les caméras, relate The Guardian, et le locataire de la Maison-Blanche a félicité son homologue russe pour l'organisation de la Coupe du monde. "Nos services spéciaux travaillent avec beaucoup de succès", a-t-il tenu à souligner.

Alliés de Washington et politiciens américains sont inquiets de ce que Donald Trump pourrait dire ou des concessions qu'il pourrait faire lors du sommet. "J'ai assuré à monsieur le président [Donald Trump] que la Russie était prête à maintenir ce transit" à certaines conditions, a continué le chef d'Etat russe.

Au final, les pourparlers Trump-Poutine se sont déroulés "mieux que super", a fait savoir le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov selon des propos rapportés par l'agence de presse russe Interfax. Alors qu'un journaliste lui demandait s'il tenait la Russie responsable, Donald Trump a esquivé, répondant " We're all to blame " (Nous avons tous notre part de responsabilité).

D'autres membres du Sénat, plus régulièrement critiques à l'égard du président, sont allés plus loin, qualifiant ses propos de "honte", comme Jeff Flake, ou, comme le président de la commission des Affaires étrangères Bob Corker, estimant que Vladimir Poutine était sorti "largement gagnant" de ce sommet.

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