En vacances, Macron reçoit May pour évoquer le Brexit

04 Août, 2018, 08:28 | Auteur: Lea Montgomery
  • Theresa May et Emmanuel Macron ici en juin à l'Elysée

C'est le pari politico-météorologique de Theresa May: que le soleil du Var, où les températures ont frôlé les 40 ° C cette semaine, assouplisse la position d'Emmanuel Macron sur le Brexit et les conditions de sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne.

Selon l'Elysée, ils n'ont pas évoqué au cours de cette réunion informelle qui a duré environ 1 heure 45 les négociations sur les Brexit elles-mêmes, mais les relations futures entre Paris et Londres. Ce soir le couple Emmanuel et Brigitte Macron reçoit le couple britannique Theresa May et son époux Philippe. Mais, vendredi soir au fort de Brégançon (Var), c'est bien pour une réunion de travail qu'Emmanuel Macron a accueilli la Première ministre britannique Theresa May, avant un dîner privé en compagnie de leurs conjoints. Aucune annonce n'était prévue à l'issue de l'entretien: "il ne s'agit pas pour Paris de se substituer au processus piloté par Michel Barnier", chargé par l'Union européenne de discuter avec Londres, avait insisté la présidence française. Mais "nous devons encore trouver un accord sur des points importants", a-t-il précisé, citant en particulier la question de la frontière entre l'Irlande du Nord, concernée par le Brexit, et l'Irlande, membre de l'UE.

Le nouveau ministre du Brexit, Dominic Raab, était également jeudi à Paris pour une rencontre, qu'il a qualifiée sur Twitter de "constructive", avec la ministre des Affaires européennes, Nathalie Loiseau.

A Paris, M. Hunt s'est déclaré mardi "préoccupé" par le "vrai risque d'un Brexit sans accord".

Un patient survit 8 mois avec un cœur artificiel avant d’être transplanté
La société veut atteindre 20 patients transplantés d'ici la fin de l'année 2018 dans les mêmes conditions. Il a donc vécu huit mois avec un coeur artificiel Carmat , dans l'attente d'une transplantation.

Le gouverneur de la Banque d'Angleterre, Mark Carney, s'est inquiété vendredi matin sur BBC Radio 4 de "la possibilité d'une absence d'accord (...) inconfortablement élevée à ce stade". La semaine dernière, Michel Barnier, avait rejeté le "plan de Chequers" proposé par la Première ministre britannique.

Après Mme May, Emmanuel Macron pourrait convier d'autres invités de marque au fort de Brégançon, dont il veut faire non seulement un lieu de vacances mais aussi de rencontres diplomatiques dans un cadre plus informel qu'à l'Elysée.

Résidence présidentielle depuis 50 ans, Brégançon a jusqu'à présent peu été utilisé à cet effet, à l'exception des réceptions du chancelier allemand Helmut Kohl par François Mitterrand en 1985 ou du président algérien Abdelaziz Bouteflika par Jacques Chirac en 2004.

Recommande: