La mère de Vincent Humbert, Marie, est décédée

05 Août, 2018, 22:09 | Auteur: Lea Montgomery
  • Fin de vie Marie Humbert mère de Vincent s'est éteinte

" Marie Humbert est décédée vers minuit des suites d'une longue maladie dans une clinique à Évreux". Réanimé contre sa volonté, le jeune homme reste tétraplégique, muet et pratiquement aveugle.

L'aide qu'elle avait apportée à son fils Vincent, tétraplégique, avait relancé le débat sur la fin de vie. Marie Humbert, qui avait provoqué la mort de son fils Vincent en 2003, est morte dans la nuit du samedi 4 au dimanche 5 août, à l'âge de 63 ans, selon une information diffusée, dimanche 5, aout par RTL.

Vincent Humbert prisonnier de son lit d'hôpital, c'est l'image d'un combat, de son combat et celui de sa mère Marie pour le droit de mourir. Il avait lui-même adressé une lettre au président Jacques Chirac pour lui demander le droit d'abréger ses souffrances. Une requête à laquelle le chef de l'État n'avait pu accéder.

La Chine prête à surtaxer 60 milliards de dollars de produits américains
Washington a menacé de taxer 16 milliards de dollars (environ 14 milliards d'euros) de produits chinois supplémentaires. Ce répertoire hétéroclite comprenait poissons, pneus, articles en cuir, bois, papier ou composants chimiques.

Commence alors un parcours sinueux et médiatique: un journaliste de RTL prête sa plume à Vincent, qui souhaite raconter son histoire. (Il est l'auteur de "Je vous demande le droit de mourir", livre posthume de Vincent, ndlr). "Ce qui manque, c'est une femme comme Simone Veil". "Marie a été meurtrie, notamment par les promesses non tenues par les politiques de l'époque", confie ce proche de la famille Humbert à Normandie-actu. Son geste avait lancé le débat sur la fin de vie en France, donnant lieu à la première loi Leonetti en 2005. Votée en 2005, la loi Léonetti, du nom du député UMP d'Antibes, instaure un droit au "laisser-mourir": les médecins peuvent décider collégialement "de limiter ou d'arrêter un traitement inutile, disproportionné ou n'ayant d'autre objet que la seule prolongation artificielle de la vie". Plongé dans le coma, Vincent est maintenu en vie pendant deux jours, avant que le médecin réanimateur, le docteur Frédéric Chaussoy, ne débranche son respirateur artificiel. Pour autant, le texte ne permet pas l'euthanasie active.

C'était une femme engagée qui a su prendre les décisions et faire face au souhait qu'avait son fils. Elle a eu une décision extrêmement courageuse: "il n'y a rien de plus dur pour une mère que de donner la mort à son fils", a déclaré dimanche à l'AFP le DChaussoy. Et c'est par amour que sa mère, qui a veillé sur lui sans relâche, a tenté d'exaucer le vœu de son fils: le 24 septembre 2003, le jour du 3e anniversaire de son accident, Marie injecte des barbituriques dans une de ses perfusions.

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