Avant le rétablissement des sanctions, Trump avertit l’Iran qu’il doit changer

07 Août, 2018, 06:12 | Auteur: Armand Coulomb
  • Un homme lit le journal à Téhéran à l'approche des nouvelles sanctions américaines qui menacent de fragiliser encore davantage l'économie iranienne le 31 juillet 2018

"Ils imposent des sanctions aux enfants iraniens, aux malades et à la nation", a-t-il lancé lors d'un entretien télévisé. "Au moment où nous maintenons notre pression économique maximum sur le régime iranien, je reste ouvert à un accord plus global qui concernerait l'ensemble de ses activités néfastes, y compris son programme balistique et son soutien au terrorisme", indique le président américain dans un communiqué. Le président des États-Unis estimait alors que des pourparlers seraient " bons pour [les Iraniens], bons pour [les Américains], bons pour le monde entier ".

"Si vous êtes un ennemi et que vous poignardez quelqu'un avec un couteau, et qu'ensuite vous dites que vous voulez des négociations, la première chose à faire c'est d'enlever le couteau", a-t-il ajouté.

L'Union européenne déclare lundi "regretter vivement" le rétablissement à venir de sanctions américaines contre l'Iran. Comment peuvent-ils montrer qu'ils sont dignes de confiance?

Le secrétaire d'État américain, Mike Pompeo, a promis que les États-Unis s'assureront que ces sanctions sont " rigoureusement appliquées et maintenues", tant et aussi longtemps que le gouvernement iranien ne changera pas radicalement son discours. "Soit il change son attitude menaçante et déstabilisatrice, et il pourra retourner dans le giron de l'économie mondiale, soit il continue sur la route de l'isolement économique".

En se retirant de l'accord, les États-Unis en avaient profité pour réinstaurer les sanctions infligées à l'Iran avant la signature.

20 morts dans le crash d'un avion — Suisse
L'appareil s'est écrasé contre le versant ouest du Piz Segnas, à une altitude de 2.540 mètres, dans le canton des Grisons . Interrogé sur ce point, le président de JU-Air a déclaré ne pas savoir quand et si ses avions pourront à nouveau voler.

Mesures anticorruption La semaine dernière, plusieurs villes iraniennes ont été le théâtre de manifestations sporadiques et de grèves, fruits du mécontentement face à la situation économique détériorée, à la classe politique mais aussi au manque d'eau causé par la sécheresse.

Ces mesures risquent de lourdement peser sur une économie déjà à la peine, qui souffre d'un taux de chômage élevé et d'une nette inflation. En échange, il prévoyait la levée des sanctions économiques contre Téhéran. Principal signe de la crise: le rial iranien a plongé, perdant près des deux tiers de sa valeur en six mois. Dans son dernier rapport en mai, l'Agence internationale de l'énergie atomique avait attesté que l'Iran continuait de respecter ses engagements.

La première vague de sanctions comprendra des blocages sur les transactions financières et les importations de matières premières, ainsi que des mesures pénalisantes sur les achats dans le secteur automobile et l'aviation commerciale.

Sommée par des responsables religieux d'agir contre la corruption, l'autorité judiciaire a pour sa part annoncé l'arrestation du vice-gouverneur et chef du département des changes de la Banque centrale d'Iran, Ahmad Araghchi, avec d'autres responsables et quatre cambistes accusés de spéculation.

Donald Trump, qui n'a cessé de critiquer l'accord, a répété sa détermination à exercer une "pression maximale" sur la République islamique.

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