Manger des algues, oui, mais attention aux excès d’iode

09 Août, 2018, 13:07 | Auteur: Thibaud Popelin
  • La consommation des produits à base d'algues présente un

Mais l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) a tenu à rappeler sur son site, mardi 7 août, que la consommation d'algues comporte aussi un risque.

Les algues marines rencontrent de plus en plus de succès dans nos assiettes.

Des risques pour la thyroïde, le cœur et les reins. Pour les personnes épargnées par ces risques, l'Anses " recommande aux consommateurs réguliers de rester vigilants". L'indication de la teneur en iode des produits à base d'algue " serait utile " aux consommateurs pour suivre les quantités d'iode ingérées par jour, souligne l'Anses.

Consommées fraîches en salade, séchées, ou en compléments alimentaires, les algues apportent une saveur nouvelle, remplacent les aromates traditionnels, et sont appréciées pour leur apport en sels minéraux, protéines et vitamines. Elle déconseille donc la consommation d'aliments et de compléments alimentaires contenant des algues aux personnes présentant un dérèglement de la thyroïde, une maladie cardiaque (troubles du rythme cardiaque) ou une insuffisance rénale.

L'Anses s'est appuyée sur l'évaluation de l'autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) qui estime la valeur limite supérieure de sécurité pour l'iode à 600 µg par jour pour l'adulte. Le marché des produits à base d'algues est en constante progression, et l'offre de plus en plus variée (conserve, tartares, condiments, tisanes, biscuits, boissons...). La consommation est également déconseillée aux personnes traitées avec un médicament contenant de l'iode ou du lithium (prescrit en psychiatrie), ainsi qu'aux femmes enceintes ou allaitantes, hors avis médical.

Usain Bolt va s'entraîner avec un club australien
Le directeur général des Mariners, Shaun Mielekamp, s'est quant à lui montré optimiste. Les Central Coast Mariners, un club australien, ont décidé de lui donner sa chance.

Certaines algues particulièrement riches en iode ont été identifiées, telles que les algues brunes laminaires Laminaria spp et Saccharina spp, ainsi que l'algue rouge Gracilaria verruqueuse.

Les parents doivent rester " prudents sur la consommation de produits à base d'algues de leurs enfants, les données étant insuffisantes pour mesurer le risque encouru ", précise l'Agence.

L'un des problèmes est que, la plupart du temps, la teneur en iode n'est absolument pas indiquée sur les produits, en particulier sur les emballages des compléments alimentaires. Ces derniers se retrouvent dans les gammes "transit" et "minceur", qui représentent près du quart des ventes de compléments alimentaires en France en 2016.

La consommation excessive d'algues peut avoir des conséquences sur la santé avertit l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail.

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